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Le dilemme de la minorité druze de Syrie – فادي الداهوك
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22أغسطس
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Le dilemme de la minorité druze de Syrie

LE MONDE | 22.08.2015 à 10h25 • Mis à jour le 22.08.2015 à 13h38 | Par Laure Stephan (Beyrouth, correspondance) et Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

La Syrie est là, à portée de main, à portée de tir. Mais aucun son ne dérange les collines sur le plateau du Golan, à part le sifflement du vent. A quelques centaines de mètres en contrebas, une barrière, édifiée par les Israéliens pour empêcher tout afflux de réfugiés ou de combattants dans ce territoire qu’ils occupent depuis 1967. A gauche, le mont Hermon et la ville druze de Majdal Shams. Ici, sur le plateau, 20 000 Druzes vivent en paix, protégés par l’Etat hébreu; de l’autre côté, leurs frères se mobilisent pour se défendre, dans un pays qui n’existe plus vraiment, livré aux forces djihadistes et où un régime aux abois poursuit ses crimes impunis.

Le 22 juin, une centaine d’habitants de Majdal Shams ont attaqué une ambulance militaire israélienne, transportant deux combattants rebelles syriens. L’un d’eux est mort des suites de ses blessures, l’autre a été hospitalisé dans un état critique. Les assaillants suspectaient les blessés d’être des djihadistes du Front Al-Nosra, en lutte contre le régime syrien. Le gouvernement israélien a condamné l’attaque dans cette zone tampon stratégique. Des jeunes ont été arrêtés. Depuis trois ans, près de 1600 combattants syriens blessés ont été soignés côté israélien. Mais fin juillet, l’armée israélienne a fait savoir qu’elle cessait d’apporter des soins à ces hommes en arme, pour calmer la population locale.

Onde de choc

Cette attaque a causé une onde de choc en Israël, renforçant l’idée que le statu quo et la tranquillité qui régnaient depuis des années sur le plateau du Golan avaient vécu. Onze jours plus tôt, une vingtaine de Druzes ont été massacrés près de la ville syrienne d’Idlib par des hommes d’Al-Nosra. Ce drame a été précédé, au début de l’année, par la conversion forcée à l’islam sunnite des Druzes de cette région, perçus comme des infidèles par les extrémistes. La branche syrienne d’Al-Qaida a aussi, au même moment, détruit des tombeaux et des symboles dans les villages. Les Druzes qui ont choisi de rester dans le nord-ouest du pays le font avant tout pour ne pas perdre leurs terres. Ceux qui avaient participé au soulèvement anti-régime de 2011 ont pris leurs distances.

L’inquiétude a saisi la communauté. Allait-elle subir le même sort que les Yézidis en Irak? «Le massacre en juin a été une étincelle, explique le journaliste druze Hamad Aweidat, basé à Majdal Shams. Il y a eu de nombreux appels, au sein de la communauté en Syrie et à l’étranger, pour qu’on se défende nous-mêmes. C’est la meilleure chose que pouvait espérer Israël. Il veut un Druzistan en Syrie pour diviser le gâteau.»

Le maire de Majdal Shams, Doulan Abousaleh, se montre plus sceptique. «Le problème de l’indépendance ou de l’autonomie, c’est qu’il n’y a pas de continuité territoriale entre les villes et villages druzes en Syrie, souligne-t-il. Concernant la création de notre propre armée, on parle et on parle, mais on ne voit pas grand-chose. En fait, il n’y a pas besoin d’annoncer qu’on en crée une. Les villages situés près de la frontière ont l’habitude des trafics. Ils sont tous équipés en armes pour se défendre.»

Si la communauté rassemble à peine 2% de la population en Syrie, son soutien est vital pour le régime de Damas. Sur le plan militaire, la plupart des milices druzes combattent aux côtés de l’armée, ou coordonnent leurs actions avec elle, notamment pour la couverture aérienne. «Les Druzes n’ont pas d’autre choix que de rester, d’une manière ou d’une autre, du côté du pouvoir», estime Ziad Al-Aryan, un ancien élu local libanais en contact avec les Druzes de Syrie. Ainsi, dans la province de Kouneitra, des milices druzes affrontent la rébellion sous la houlette du Hezbollah libanais et de l’armée syrienne.

A Soueïda, la «capitale» de la communauté druze dans le pays, plusieurs milices pro-régime créées par des cheikhs agissent désormais aux côtés des formations paramilitaires fondées sous l’impulsion de Damas dès 2011, les Forces de défense nationale (FDN) ou les comités populaires. Selon le chercheur Aymenn Al-Tamimi, le Bouclier de la patrie est le plus important de ces groupes menés par des religieux. Ses leaders entendent combattre les djihadistes de l’Etat islamique et du Front Al-Nosra. Ils assurent que la défense de leur ville passe aussi par celle de Damas et de Deraa.

Mais pour le journaliste et opposant Fadi Dahouk, réfugié à Beyrouth, cet alignement sur le régime pourrait changer, avec l’essor des Cheikhs de la dignité, une autre milice, formée en 2014 par un religieux druze, cheikh Ouadih Al-Bal’ous. «Nous sommes contre tous ceux qui nous attaquent. […] Si l’Etat nous attaque, il sera notre ennemi», affirme le cheikh, qui a pourtant combattu aux côtés du pouvoir. A Soueïda, il a obtenu le retrait de points de contrôle militaires. Il a aussi réclamé le retour de prisonniers. «Le fait qu’il ait eu gain de cause et qu’il puisse ouvertement critiquer la corruption ou les Services de renseignement indique qu’il a acquis une certaine notoriété, et que le régime ne veut pas se mettre à dos les forces druzes», analyse le politologue Tobias Lang, basé en Autriche.

Armer la communauté

A l’étranger, les Druzes se mobilisent pour lever des fonds. C’est particulièrement vrai en Israël, où vivent près de 110 000 Druzes. Depuis le début de la guerre en Syrie, l’Etat hébreu a cherché à concilier deux principes: neutralité et vigilance. Surtout, ne pas prendre parti entre deux maux, les djihadistes ou le régime de Damas, succursale de l’Iran honni. Mais au moindre risque de débordement frontalier, frapper.

Député du Likoud, la formation de Benyamin Netanyahou, Ayoub Kara est l’avocat de la cause druze en Israël. Constatant que le régime de Bachar al-Assad perd pied, il cherche à mobiliser les bonnes volontés. «Mais il n’est pas question de demander à Israël de bombarder les positions du Front Al-Nosra ou de l’Etat islamique, car sinon, nous serions vus comme des traîtres dans le monde arabe.» Le seul projet viable, à ses yeux, est l’armement de la communauté pour se défendre. Le député a été l’un des animateurs d’une levée de fonds – plus de 2 millions d’euros – pour équiper les Druzes syriens. «Il y aura une armée druze d’environ 100 000 hommes, assure Ayoub Kara. C’est important pour Israël. Nous voulons des voisins qui ne soient pas fondamentalistes.»

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